Nacime Zemmel

«Après l’obtention d’un DEA (ancien Master 2) de Philosophie (mention TB), et après avoir donné quelques cours à l’Université de Picardie jules Verne, je décidai de céder aux exigences de mon âme intérieure et de me consacrer entièrement à mes deux Amours : la musique et l’écriture. Ainsi, de 2003 à 2012, musicien (bassiste ou guitariste) dans plusieurs formations musicales, je me promeus dans de nombreux concerts, en France, en Belgique, en Suisse, et sort plusieurs disques. En outre, j’officie durant cette période au sein de l’Association Piquante.  Parallèlement à ces activités, et plus sporadiquement, j’écris plusieurs articles, soit de critique musicale, soit de philosophie politique (soit les deux à la fois !), pour différents fanzines et m’investis dans plusieurs collectifs militants.
C’est durant cette période qu’une conviction s’affirme de plus en plus fortement en moi : s’il m’apparaît bien sûr évident que la pensée théorique, l’expression artistique et l’engagement politique, constituent trois champs d’activité distincts et autonomes, il n’en reste pas mois qu’ils me paraissent tout autant entretenir entre eux une relation nécessaire de dépendance réciproque. C’est dans cette optique que je décidai en 2012, à titre de travail préparatoire, d’entamer la rédaction d’une thèse de Philosophie, afin notamment d’approfondir une culture encore par trop défaillante et aussi de renforcer ma rigueur dans le travail de la pensée théorique. Si ces objectifs me semblent -au moins partiellement- atteints, je quittai pourtant le cursus universitaire doctoral en 2016 avant l’achèvement de la thèse, car les exigences du travail universitaire ne correspondaient pas aux directions prises par mon travail d’écriture. Néanmoins je décidai de continuer, hors donc du cadre universitaire, l’écriture du livre (que j’espère achever en 2018). Parallèlement à cela, je donne des cours particuliers de Philosophie, ai repris mes activités musicales au sein d’une formation de Blues, entame une collaboration avec Olivier Louis, vidéaste, dans l’objectif de créer un documentaire esthético-pédagogique sur le thème du racisme, et, enfin, participe au projet ARCEO…»